FSL French Biographies of Famous Canadians
John McCrae
Poète célèbre
Le poète le plus célèbre entre les Canadiens de la Première Guerre Mondiale est John McCrae. Courageux, aventureux, compatissant, il était aussi un médecin superbe, un professeur très respecté qui aimait beaucoup les gens et les animaux.
Né à Guelph, en Ontario, le 30 novembre 1872, John McCrae était le fils du lieutenant-colonel David McCrae et de Janet Simpson Eckford McCrae. Il avait une soeur, Geills, et un frère aîné, Tom.
John McCrae a commencé à écrire des poèmes alors qu'il était étudiant au Guelph Collegiate Institute. À l’âge de seize ans, il était le premier étudiant de Guelph à recevoir une bourse de l'Université de Toronto. Cependant, il souffrait d'asthme, et il a interrompu ses études pour enseigner l’anglais et les mathématiques au College d’agriculture de l’Ontario à Guelph.
À cette époque, il a rencontré une jeune fille de dix-huit ans qu’il aimait beaucoup. Elle était la soeur d'un de ses amis. Cependant, elle est morte peu après leur rencontre. Le thème de la mort a apparu dans ses poèmes à cause de sa grande peine.
Malgré ses maladies, en 1898, John McCrae a obtenu un baccalauréat en médecine et la médaille d'or de l'école de médecine de l'Université de Toronto
Pendant qu'il achevait sa formation de médecin, il a continué d’écrire, et il a publié seize poèmes et plusieurs nouvelles dans diverses revues comme Saturday Night.
En 1899, il s'est démenagé à Baltimore pour faire un internat à l'hôpital Johns-Hopkins où son frère Thomas travaillait comme résident adjoint depuis 1895. John et Thomas McCrae sont devenus associés au Dr William Osler, le professeur de médecine le plus éminent de son temps.
Pendant sa carrière, John McCrae a servi à plusieurs hôpitaux:
*1901-la faculté de médecine à l'université McGill dans les laboratoires
*1902 -l'Hôpital général de Montréal pour les autopsies
*1904- l'Hôpital Royal Victoria comme médecin
*1905- Foundling and Baby Hospital de Montréal
*1908- l’Hôpital Royal Alexandra pour les maladies infectieuses
*1910- comme médecin fait partie d’une expédition de Lord Grey en canot
Il était un professeur et un médecin très respecté et très en demande à cause de la sollicitude qu'il montrait pour ses patients, ses étudiants et ses collègues.
En 1899, il s’est porté voluntaire pendant la Guerre en Afrique du Sud, mais il est scandalisé par les soins insuffisants pour les soldats malades et blessés.
Quand la Guerre Mondiale a commencé, John McCrae s’est porté encore volontaire. Il est nommé chirurgien avec le grade de major. Il a emmené avec lui en Europe un cheval qui s’appelait Bonfire. Pour se délasser, McCrae faisait de longues promenades à cheval dans la campagne française. Plus tard, ses petits neveux et nièces ont reçu des lettres de Bonfire, (selon toute apparence) parce que la signature était l'empreinte d'un sabot.
En avril 1915, John McCrae s'est retrouvé dans les tranchées d'Ypres, en Belgique, la région de la Flandre, la scène des combats les plus sanglants de la Première Guerre mondiale. Le carnage et la peine des soldats blessés lui causait la plus grande détresse.
La veille de la composition de son poème rénommé, un de ses meilleurs amis et un ancien étudiant, Lieutenant Alexis Helmer est mort, et il est enterré dans une tombe marquée d'une simple croix de bois. Les coquelicots sauvages déjà fleurissaient parmi les croix. Parce qu’il ne
pouvait aider ni son ami, ni les autres, John McCrae a fait parler les soldats morts dans son poème immortel.
McCrae est tombé très malade en janvier 1918 d’une pneumonie et d'une méningite. Il est mort le 28 janvier. John McCrae a reçu un enterrement militaire au cimetière de Wimereux, au nord de Boulogne, près des champs de Flandre. Bonfire était à la tête du cortège funèbre, et les bottes de McCrae étaient renversées dans les étriers. Tous ses amis et collègues ont ressenti de la tristesse pour cet homme très admiré.
Jusqu’à ce jour tout le monde continue de rendre hommage à l'auteur de "In Flanders Fields". La maison où il est né, à Guelph, en Ontario est devenue un musée.
Dès la Première Guerre Mondiale, on a adopté le coquelicot écarlate comme fleur du souvenir aux morts de guerre en Grande-Bretagne, au Canada, en France, aux États-Unis et dans d'autres pays du Commonwealth.
Les cimetières flamands:
(Transl. J.P. van Noppen)
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands,
Qui parmi les rangées de croix bougent dans le vent,
Nous sommes enterrés. Et dans le bleu des cieux,
Les alouettes encore lancent leur cri courageux
Que plus personne n’entend sous le bruit des canons.
Nous sommes morts : il y a à peine quelques jours,
Nous connaissions les joies de la vie, de l’amour,
La fraicheur de l’aurore, les lueurs du ponant.
Maintenant nos corps sans vie reposent en sol flamand.
Nos mains inanimées vous tendent le flambeau :
C’est à vous, à présent, de le tenir bien haut,
De contre l’ennemi reprendre la querelle.
Si vous ne partagez des morts la foi rebelle,
Nos corps ne pourront pas dormir paisiblement
Sous les rouges coquelicots des cimetières flamands.
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